Observations des pratiques des préleveurs sur le terrain sur la période 2021 à 2025 - Eaux superficielles et eaux de rejets
Cette note synthétise les enseignements issus des observations réalisées entre 2021 et 2025 sur les pratiques d’échantillonnage des eaux - eaux superficielles, eaux de baignades et eaux de rejets – par divers organismes d’échantillonnage tels que les bureaux d’études et les laboratoires. Ces observations ont été conduites dans le cadre de comparaisons interlaboratoires et de circuits d’aptitude dédiés à l’échantillonnage, avec plusieurs objectifs : évaluer le niveau d’application opérationnelle des guides techniques Aquaref, identifier les bonnes pratiques mises en oeuvre sur le terrain, de mettre en évidence les axes d’amélioration, et mesurer globalement l’évolution et l’amélioration des pratiques au fil des années.
Afin d’obtenir une vision plus large et plus représentative des pratiques d’échantillonnage en France, le périmètre d’observation a été élargi par rapport aux exercices précédents. Ainsi, les observations n’ont pas été limitées aux seuls organismes intervenant dans la surveillance DCE pour le compte des agences de l’eau. Elles ont été étendues à l’ensemble des acteurs réalisant des prélèvements d’eau sur la période étudiée. Au total, 114 préleveurs, représentant 69 organismes, ont été observés par des représentants Aquaref.
Les observations révèlent globalement une amélioration des pratiques sur les plans d’eau et les eaux de rejets, et une stabilisation des pratiques à un niveau satisfaisant sur les cours d’eau et les eaux de baignade. Ce constat est d’autant plus notable que le périmètre des préleveurs observés est désormais plus large et diversifié que les années précédentes, confirmant une bonne appropriation des normes et des guides Aquaref par les organismes.
Les axes d’amélioration concernent principalement :
- Le port systématique des gants nitrile à usage unique ;
- La réduction des risques de contamination (usure du matériel, manipulation des flacons) ;
- Une amélioration de l’entretien du matériel (notamment pour l’échantillonnage des eaux de rejets) ;
- Une meilleure maîtrise de certains paramètres in situ (notamment, le potentiel redox et la turbidité) ;
- Le choix de zones de prélèvements plus représentatives de la masse d’eau (notamment sur les cours d’eau et les eaux de baignades).
Les textes normatifs et les guides techniques Aquaref consacrés à l’échantillonnage couvrent déjà ces aspects. La priorité est donc d’inciter les organismes et les préleveurs, à prendre pleinement connaissance des recommandations qu’ils contiennent et à les mettre en oeuvre.
Les progrès observés sont attribués à :
- La généralisation de l’accréditation concernant les activités d’échantillonnage basée sur des référentiels normatifs très complets (intégrant la quasi-totalité des recommandations des guides Aquaref) ;
- La mise en place de comparaison interlaboratoires et de circuits d’aptitude au niveau national, permettant aux organismes de prélèvement d’évaluer leur performance et d’échanger sur les pratiques ;
- L’animation faite par Aquaref concernant l’échantillonnage, à travers la diffusion des guides et les journées techniques.